AVRAM Ensemble

Presse

Extraits de la critique de Julia Breier, online CD

…. Des ponts sonores entre les cultures : Comment cela peut-il réussir ? Simplement par un mix fascinant et peu conventionnel : La musique klezmer, des chants persans, des compositions chrétiennes de Hildegarde von Bingen, des chansons turques. Les interpréter ensemble sur des instruments ancrés dans les différentes cultures et religions. Naîtra alors une musique qui enseigne que les religions sont essentiellement composées de paix et d’entente et non de haine, inimitié et soif de vengeance. La musique s’avère alors comme relais idéal. Les auditeurs découvrent les similitudes là où personne ne s’en serait douté.

La musique de l’ensemble se saisit de vous dès le premier accord. En se référant à Abraham, le patriarche commun des trois religions, les artistes traduisent l’esprit commun des trois croyances. De morceau en morceau se déploient dans la musique les richesses du judaïsme, du christianisme et de l’islam accrues à travers les siècles, se manifestent les périodes fructueuses entre les humains lors desquelles des traditions musicales se côtoyaient et s’influençaient mutuellement. Les compostions de l’ensemble AVRAM sont issues d’un processus d’approche à un thème et un objectif communs : Œuvrer à présenter un bouquet de beautés communes dans les religions abrahamiques, mais aussi de faire ressortir les différences rendues visibles au courant des traditions. L’origine différente des musiciens et de la musique des styles classiques, du jazz ou de la musique séculière provoque le frottement indispensable pour créer des tensions nécessaires à animer les cœurs des auditeurs. ...

C’est en effet grâce aux solistes excellents que les connaisseurs tout comme « les simples mélomanes » y trouvent leur compte. De sa voix claire et ample, Schirin Partowi, altiste et directrice du groupe, réussit à faire revivre des contes, et ce en plusieurs langues. Avec sa clarinette, Peter Ehm atteint de vraies qualités klezmer et le ney oriental plutôt inconnu de Murat Cakmaz produit des sons féeriques faisant planer les auditeurs dans la méditation. Il en est de même des autres membres de l’ensemble – Markus Winstroer à la guitare, Konstantin Winstroer à la contrebasse, Rhani Krija (en tournée souvent avec Sting) et Nora Thiele à la percussion, Matthias Kurth à la guitare et à l’oud – eux tous sont des virtuoses qui créent ensemble, grâce à la superbe architecture de la « Alte Kirche Altenessen » (temple protestant néogothique de la fin du 19e), cette merveilleuse harmonie.

Les trois derniers morceaux sont des récitations du comédien Kai Bettermann. Le plus connu sans doute est la parabole des trois anneaux de Gotthold Ephraim Lessing. Ce que Nathan enseigne est devenu ici programme musical même. …. Une œuvre réussie avec un fond impressionnant. Le livret répond à toute question de celui qui apprécie le détail, Mais il suffit aussi de jouir tout simplement de l’écoute. Indispensable !

Pour commander le CD :
AVRAM – Klangbrücken zwischen den Kulturen.
Alte jüdische, christliche und islamische Gesänge.
Klassik – Jazz – Orient – Klezmer.
Musik-CD, inkl. Booklet 14,95 EUR.
Klartext Verlag Essen
ISBN 978-3-8375-0648-8


18.09.2013 | La Montagne

"Passerelles sonores de belle facture entre Oriente et Occident""


DIE ZEIT du 31 mars 2010, La mosquée Fatih Essen

Dialogue des religions

« Une prière interreligieuse pour la paix réunit tous les participants dans la mosquée Fatih Essen, à la fin du périple à travers la Ruhr des mosquées. Lorsque Siegmar Gabriel et ses invités eurent pris place devant le « minbar », la chaire musulmane, pasteurs chrétiens et hodjas musulmans firent une prière universelle. … A la fin, Schirin Partowi, virtuose de la cantate de Bach, emplit de sa voix volumineuse le dôme magnifique. Elle chanta la louange œcuménique du Seigneur en arabe et en anglais : « Oh Lord, the Light of my Life ». Lors des pauses, elle secoua sa superbe chevelure bouclée. Une femme allemande sans voile dans une mosquée chante Allah et le Dieu des Chrétiens, comme s’ils étaient de bons voisins. Et ni pasteurs ni hodjas ne semblent gênés. Quand le concert se termine, elle dit. « C’est un grand pas en avant que vous m’avez laissée chanter ici-même.

 » Pour mesurer l’ampleur de ce pas, il suffit de jeter un coup d’œil sur le balcon où se trouvent les femmes, toutes voilées et séparées des hommes qui eux remplissent le parterre de la mosquée. Que peuvent-elles bien penser de Schirin Partowi ? Est-ce qu’elles ne rêvent qu’en turque ? »


Stephanie Knauer

Extrait de: Augsburger Allgemeine

Le concert Abraham de l’ensemble AVRAM, prévu d’abord sur la place de l’Hôtel de Ville, mais dû au temps automnal, transféré dans la Salle Dorée, présenta de la musique du monde judaïque, chrétien et islamique. Les six musiciens et le récitant Kai Bettermann du projet d’Essen venaient eux aussi de différentes religions, cultures et styles de musique. Ainsi chacun y apporta sa propre note

Un concert émouvant ! Un tonnère d’applaudissements remplit la salle de l’Hôtel de Ville archipleine.

Beaucoup de morceaux furent envoûtants de beauté. Le solo post-grégorien « Qui sunt hi » rythmé par les gouttes sonores de la guitare, ou bien l’air trouvère du haut-moyen-âge « Cantaben els Ocells », accompagné par la clarinette basse en bourdon continu dessinèrent de vraies îles sonores.

De la musique le chant est l’âme, le rythme en est le corps.

L’ensemble Avram jeta également des ponts: La cantatrice germano-persane Schirin Partowi chanta en six langues, de l’araméen jusqu’au latin. Elle était à l’aise dans la musique ancienne aussi bien qu’en klezmer, chant séfarade ou dans le monde musical oriental. Sa belle voix arrondie alto interpréta les œuvres quasiment sans vibrato, de façon expressive, souveraine et sûre.

Si la musique est le chant de l’âme, le rythme est son corps. Un va-et-vient respiratoire, telle une vague, asymétrique ou bien d’une cadence d’un trois-temps ou d’une danse orientale ; à un autre moment, comme une boucle qui sert uniquement la parole chantée, l’intervention du percussionniste Rhani Krija et du contrebassiste Konstantin Wienstroer s’empara de bras et jambes, invita à la danse. Et au-dessus de tout cela, la virtuosité du guitariste Markus Wienstroer avec des notes de jazz prit son plein essor. Ainsi que la maîtrise du ney du flûtiste Murat Cakmaz. Le clarinettiste Peter Ehm développa dans ses morceaux judaïques une vraie qualité klezmer.

 

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ARTISTE

Shirin Partowi Murat Çakmaz Rhani Krija Markus Wienstroer Konstantin Wienstroer Peter Ehm Matthias Kurth Kai Bettermann Ilil Land-Boss